Les microagressions sont pour la plupart des remarques, des questions et des comportements quotidiens qui peuvent être vécus comme irrespectueux, douloureux ou nuisibles en raison de stéréotypes (négatifs) ou d'idées préconçues, concernant principalement les groupes marginalisés de notre société. Grâce à cet exercice, les participants réfléchiront à ces situations et réfléchiront aux meilleures façons de les gérer.
L'animateur proposera aux participants deux situations différentes, représentant des exemples courants de microagressions dans notre vie quotidienne. Les participants partagent leurs réflexions à ce sujet et comment ils réagiraient s’ils étaient confrontés à quelque chose de similaire.
Divisez le groupe en petites équipes. Donnez à chaque équipe un cas écrit différent. Les cas doivent être préparés à l'avance. Vous pouvez demander à un membre de l’équipe de le lire à haute voix pour son équipe. Voici deux exemples de situations de microagressions :
Cas 1. En tant que spectateur ou simple passant, vous faites l'expérience suivante : Quatre collègues masculins discutent à une table de la cantine. À une table se trouve en outre une collègue qui entend la discussion. Elle décide d'apporter sa contribution. Selon l'un des hommes, la remarque de la femme n'est pas exacte. Un autre homme dit alors : « C'est exactement pour cela que les femmes devraient rester dans la cuisine ! » et tous les autres hommes rient. La femme reste silencieuse. Que feriez-vous?
Cas 2. Vous êtes co-enseignant d’une enseignante d’origine turque. Tous vos collègues savent que l’enseignante est musulmane. Elle ne vient pas au travail avec le foulard. Mais un jour, elle le fait. Il y a des réactions de la part des collègues, certaines réactions sont positives, d’autres réactions moins positives. Vous entendez un collègue faire la remarque suivante : « Oh, tu es marié maintenant ? Votre mari veut-il que vous portiez ce truc ? Que feriez-vous?
Vous devez adapter vos cas à la réalité nationale et aux réalités spécifiques de vos participants. Ce ne sont que des exemples généraux, mais vos cas doivent suivre une structure similaire : simple et claire.
Après avoir remis la situation écrite, demandez-leur d’en discuter en équipe. Donnez-leur 6 à 8 minutes pour le faire. Ensuite, chaque équipe partagera son exemple et son cas avec le reste du groupe. Après cela, vous pourrez terminer l'activité en donnant quelques conseils sur la façon d'agir en cas de microagression.
Débriefing : envisagez de partager trois réactions possibles des spectateurs :
- Pour demander des éclaircissements complémentaires (informations complémentaires, précisions, raisons)
- Séparer l’intention de l’impact (rechercher la différence entre le sens et l’effet)
- Partager ce que vous observez (partager une observation pure, pas une interprétation)
Les microagressions sont considérées comme la base de ce qu’on appelle la « pyramide de la haine ». Lorsque les microagressions se poursuivent, cela peut conduire à des formes aggravées d’agression comme le harcèlement, la discrimination et la violence.
Site Web : n/a